Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a été mis au défi ce mardi après avoir parcouru plus de cinquante mille kilomètres en vol privé pour assister aux matchs de la phase préliminaire de la Coupe du Monde 2026. Ce parcours, réalisé entre les pays hôte du tournoi (Canada, Mexique et États-Unis), a généré un bilan écologique aussi important que celui d’une centaine de voitures en circulation.
Les calculs effectués par des équipes spécialisées révèlent qu’Infantino a émis autant de carbone que 78 personnes sur une année entière. Cela, en moins de trois semaines, représente un impact environnemental considérable pour l’organisation qui s’était engagée à réduire ses émissions de 50 % d’ici 2030.
Malgré des promesses de la FIFA concernant la lutte contre le changement climatique, ce comportement a été interprété comme une contradiction flagrante avec ses objectifs. Un rapport publié récemment indique que l’événement pourrait générer près de neuf millions de tonnes d’équivalent CO2, soit deux fois plus qu’en moyenne sur les quatre éditions précédentes.
Dans un contexte où la conscience écologique est primordiale, ce scandale soulève des questions critiques : comment une institution mondiale peut-elle concilier son rôle stratégique avec ses pratiques concrètes ? L’engagement de Gianni Infantino dans le combat climatique paraît aujourd’hui en majeure partie théorique.