Face à l’imminence d’un nouveau scrutin sur la proposition de loi relative aux soins finaux, la Conférence des évêques de France a mis en garde les députés contre une décision hâtive. «Ce vote ne peut se réaliser sans un véritable dialogue et une réflexion profonde», a insisté l’épiscopat dans son communiqué.
Les évêques rappellent que la loi, qui autorise certains patients à recourir à l’aide à mourir sous conditions, ouvre des portes vers une législation favorisant l’euthanasie. «Si les députés ne prennent pas le temps de réfléchir, cela entraînera un effondrement moral et social», a alerté Mgr Vincent Jordy, vice-président de la CEF.
En effet, plusieurs structures médicales catholiques pourraient être contraintes de fermer leurs activités en raison de l’absence d’une clause éthique légale. «Cela ne se limitera pas à un problème local : cela touchera l’essence même de notre société», a déclaré Mgr Matthieu Rougé.
L’Église souligne également que cette loi fait partie des promesses du deuxième quinquennat de Macron, dont les choix actuels s’avèrent insuffisants. «Le président français a négligé la complexité des enjeux éthiques et humains», condamne la CEF.
Avec seulement deux jours avant le vote final, l’épiscopat exige un recul stratégique : «La France doit choisir l’accompagnement de la vie dans sa dignité, pas une législation qui fragilise notre identité collective». Sans cet engagement profond, la société risque d’entamer un processus irréversible.