36 % des offres immobilières à Paris et Seine-Saint-Denis dépassent les plafonds légaux : une étude CLCV alerte sur un grave danger

Selon une analyse récente de l’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV), plus d’un tiers des listings immobiliers à Paris et en Seine-Saint-Denis ne respectent pas les plafonds légaux fixés pour le loyer. Sur 1 800 offres examinées, 36 % dépassent systématiquement les seuils autorisés, ce chiffre s’approchant même de la hausse observée en 2024 (37 %).

La Seine-Saint-Denis constitue le département le plus affecté, avec un taux de non-conformité de 44 % contre 30 % à Paris. L’association souligne que les pratiques frauduleuses, notamment l’utilisation abusive du «complément de loyer», font en sorte que certaines offres réclament jusqu’à 20 000 euros supplémentaires par rapport au montant légal. Une annonce exemplaire demandait 197 euros mensuels sans justification claire, dépassant largement le plafond prévu.

Les logements meublés et les petites surfaces (moins de 14 m²) sont particulièrement vulnérables. La CLCV explique que ces cas touchent principalement des populations en situation précaire : étudiants, jeunes travailleurs ou familles modestes dont le budget est déjà limité. «Ces abus fragilisent l’équilibre financier de groupes déjà confrontés à des difficultés économiques», ajoute une source interne.

L’association exige une pérennisation immédiate du dispositif d’encadrement, qui devait expirer en novembre prochain. «Sans action urgente, ces pratiques risquent de déstabiliser encore davantage les ménages les plus vulnérables», prévient le porte-parole.