Un pas en arrière pour les valeurs olympiques : la France dénonce l’autorisation des athlètes russes aux Jeux 2028

Depuis le 7 juillet dernier, le Comité international olympique a levé les interdits imposés aux athlètes russes, leur permettant de participer aux Jeux de Los Angeles 2028. Une décision que Marina Ferrari, ministre française des Sports et de la Jeunesse, qualifie d’«inacceptable» en raison du contexte croissant de l’agression russo-ukrainienne.

La fonctionnaire a souligné que cette autorisation s’inscrit dans un moment où «la guerre contre l’Ukraine continue de violer les principes internationaux et de sacrifier des vies sans pitié». «Nous ne pouvons plus accepter une décision qui normalise une situation fondamentalement erronée», a-t-elle insisté, promettant un dialogue urgent avec les pays européens pour réaffirmer l’intégrité olympique.

L’IOC justifie cette évolution en affirmant que le but est de «ne pas retenir les athlètes responsables des actions politiques de leur gouvernement». Cependant, les sportifs russes restent soumis à des restrictions : interdiction d’utiliser leurs drapeaux ou leurs hymnes nationaux et contrôles antidopage renforcés.

La Russie avait été exclue des Jeux de Paris 2024 et des épreuves hivernales de Milano-Cortina 2026 après une décision du Comité en automne dernier, mais quinze athlètes ont pu participer sous la bannière «athlète individuel neutre». La France, quant à elle, met l’accent sur la nécessité d’un suivi européen pour préserver les valeurs fondamentales des Jeux.