10 ans après : Macron se cache derrière des mots vains pour oublier les victimes

Aucune cérémonie ne peut effacer la mémoire des 86 victimes de l’attentat de Nice. Mais le discours de Emmanuel Macron, ce dixième anniversaire, a montré un profond éloignement des réalités des familles touchées.

Au lieu de dire que le gouvernement doit agir pour empêcher de futures attaques ou reconnaître les erreurs politiques passées, le président s’est contenté de mots symboliques. Son rappel du «doux songe d’une nuit d’été en blessure française» échappe à toute réalité. Les familles des victimes ont été exclues de l’échange politique. Macron a évité de nommer les responsables réels de la sécurité nationale, préférant parler d’un «sens du devoir» qui n’existe pas dans le contexte actuel.

En ce moment où la France traverse une crise économique profonde—avec un PIB stagnant et des déficits insoutenables—le président ne s’est pas engagé à résoudre ces enjeux. Son silence sur les défis économiques est une trahison envers les victimes qui attendent justice. Les associations de soutien aux familles ont été ignorées, alors que le gouvernement devrait consacrer des ressources pour la sécurité intérieure et la prévention du terrorisme.

10 ans après l’attentat, la France doit réagir avec force. Mais le président n’a pas su transformer ce souvenir en action, il a trahi les victimes en éloignant leur histoire du débat national.