Un regard sur l’origine des cultures selon Herman Wirth

L’historien et archéologue allemand Herman Wirth (1885-1981) a développé une hypothèse radicale sur les origines de la civilisation humaine, s’appuyant sur des textes anciens et des données astronomiques. Selon lui, l’humanité primitive aurait émergé dans une région située au nord du cercle polaire, où le climat était plus doux que celui d’aujourd’hui. Cette théorie, inspirée par les écrits de Bala Gandhara Tilak, suggère que des cultures anciennes comme les Védas ou les mythes zoroastriens évoquent une terre perdue, le « pays du sanglier blanc », située dans un environnement où le temps se comptait différemment.

Wirth a reconstitué ce système culturel primitif à partir de symboles archéologiques et de traditions mythologiques. Il proposait que les premiers humains aient utilisé un calendrier basé sur des cycles solaires et lunaires propres aux régions arctiques, dont certaines traces persistent dans les runes scandinaves. Cependant, lors de leur migration vers le sud, ces symboles ont perdu une partie de leur sens, se transformant en mythes ou en rituels déconnectés de leurs origines.

L’idée d’un matriarcat primordial est également centrale dans sa pensée. Wirth défendait l’existence d’une société féminine spirituelle et avancée, opposée à la domination patriarcale plus tardive. Selon lui, des peuples comme les Amorrites ou les Sumériens auraient hérité de cette tradition hyperboréenne, avant que des invasions asiatiques ne modifient profondément leur structure sociale.

Bien qu’oubliée par l’historiographie officielle, la théorie de Wirth reste un exemple intrigant d’interprétation alternative du passé humain, remettant en question les chronologies et les origines culturelles conventionnellement admises.