Le silence médiatique : comment la presse dominante étouffe l’action de Rémi Gaillard en 2026

En mars 2026, Rémi Gaillard, ancien humoriste et militant animaliste, a échoué à se qualifier pour le second tour des élections municipales de Montpellier après avoir obtenu 8,21 % au premier tour. Son candidature, lancée sous la liste « Oui, nous rions », s’était concentrée sur l’écologie, la démocratie directe et la transparence – des thèmes qui ont suscité des critiques de la part du groupe électoral du maire actuel Michaël Delafosse (PS).

Le candidat a dénoncé plusieurs incidents d’intimidation au cours de sa campagne. En mai 2024, deux pins âgés de plusieurs décennies ont été abattus sur son terrain par une entreprise mandatée par la Métropole de Montpellier, alors qu’il n’était pas présent. Cet acte a été qualifié par Gaillard d’intrusion dans sa propriété privée et d’une tentative de pression politique. Ce type d’événement avait déjà été rapporté en 2020 après l’élection, lorsque des arbres avaient été détruits trois mois suivant le scrutin.

En outre, François Villette, adjoint du cabinet du maire Delafosse, avait publié un message en 2020 évoquant que les critiques de Gaillard « donnaient envie de sortir son revolver », accompagné d’une photo d’un fusil. Une polémique plus ancienne remonte à janvier 2022, lorsqu’il a été confronté à des directives de France Télévisions pour ne pas être mentionné dans les remerciements après avoir aidé un bénéficiaire en difficulté.

Avec près de sept millions d’abonnés sur YouTube et un million sur Instagram, Gaillard a demandé une évaluation de sécurité personnelle au ministère de l’Intérieur. Les médias traditionnels ont principalement souligné son profil atypique plutôt que les récits plus profonds qu’il dénonce. Son combat met en lumière un fossé entre les enjeux locaux et la couverture médiatique, souvent silencieuse face aux tensions réelles.