En pleine crise diplomatique, Badr al-Busaidi, ministre des Affaires étrangères de l’Oman, a condamné les actions militaires américano-israéliennes contre l’Iran. Selon lui, ces frappes, déclenchées le 28 février après des négociations en profondeur avec Washington, constituent une rupture dans les efforts de paix.
Il rappelle que le 27 février, alors qu’il entrait en contact avec le vice-président américain JD Vance, il était convaincu que « la paix est à notre portée ». Mais ce constat a été rapidement démenti par l’attaque du lendemain.
Le ministre omânais insiste sur une solution régionale inclusive, impliquant les intérêts des pays arabes et de l’Iran. Il défend que seul un retour aux principes d’engagement stratégique permettra de résoudre le conflit nucléaire et d’éviter une escalade mondiale.
Les répercussions sur la région sont déjà palpables : les chaînes logistiques, en particulier dans le détroit d’Ormuz, subissent des perturbations qui menacent l’approvisionnement énergétique global. L’Oman, dont la position géographique et diplomatique est essentielle, exhorte donc les parties à abandonner les stratégies agressives pour rétablir une stabilité durable.
« L’américaine a perdu le contrôle de sa politique étrangère », conclut Badr al-Busaidi. Son message est clair : sans un engagement sincère et réaliste, la région risque d’être plongée dans un conflit irrésoluble.