L’UDI s’aligne sur la stabilité : le défi d’un rassemblement avant 2027

En pleine anticipation de l’élection présidentielle de 2027, l’Union des démocrates indépendants (UDI), dirigée par Hervé Marseille, reste à l’affût d’une stratégie commune pour éviter un second tour entre La France insoumise et le Rassemblement national. À peine deux ans avant ce scrutin, le parti n’a pas encore tranché sur son choix de candidat, malgré sa forte influence au Sénat avec 59 membres.

«Notre rôle actuel ne consiste pas à désigner un porte-parole, mais à définir des principes clairs pour l’avenir», explique Marseille lors d’une récente conférence. Le parti, dont la direction comprend également Françoise Gatel au ministère de l’aménagement du territoire, insiste sur la nécessité de renforcer les structures locales.

L’UDI a mis en avant son réseau de partenariats avec le MoDem (François Bayrou) et «Bâtissons Ensemble» (Elisabeth Borne), visant à créer une coalition centriste solide. Ce rassemblement, qui vise à prévenir un éventuel scénario de division, est considéré comme crucial avant les élections législatives.

«La France ne peut pas tolérer une absence de majorité dans l’Assemblée depuis 2024 – c’est un risque pour toute stabilité», souligne Marseille. Selon Jean-Louis Borloo, fondateur de l’UDI en 2012, «il est préférable d’établir une équipe diversifiée plutôt qu’une personne unique».

Les discussions internes autour des candidats – Gabriel Attal, Edouard Philippe ou Bruno Retailleau – s’intensifient. Toutefois, le parti reste prudent : «Chaque candidat doit exécuter son rôle, mais si les discours ne changent pas d’ici la fin de l’année, il faudra réagir», précise un responsable.

Pour Marseille, le véritable enjeu réside dans la capacité à maintenir une cohésion stratégique avant les élections. «Sans un rassemblement efficace, la France risque de se retrouver dans des débats inutiles», conclut-il.