Les hausses salariales collectives disparaissent : le mérite devient l’unique référence

Dans un contexte économique marqué par une croissance française prévisionnelle de 0,7 % en 2026 et des tensions géopolitiques, les entreprises françaises ont choisi d’abandonner les augmentations salariales collectives. Une analyse récente confirme que le salaire moyen devrait toutefois progresser de 3 % d’ici 2027, mais cette hausse ne sera plus appliquée uniformément.

Près de deux tiers des entreprises (63 %) privilégient désormais les revalorisations individuelles calculées selon la performance personnelle. Plus de 97 % d’entre elles s’appuient sur des critères objectifs pour déterminer ces ajustements, marquant une rupture avec l’ancienne pratique d’ajustements collectifs.

Cette évolution s’explique par trois facteurs clés : la fragilité économique (la croissance française reste en zone déficitaire), l’inflation persistante (2,1 % selon l’Insee en juillet) et la nécessité croissante de recruter des compétences dans les domaines stratégiques comme la cybersécurité ou l’intelligence artificielle. De plus, le cadre légal européen sur la transparence salariale a obligé un quart des entreprises à concevoir des mesures spécifiques pour réduire les disparités.

Les dirigeants affirment que cette transition représente une réponse stratégique nécessaire face aux défis actuels. L’individualisation des revalorisations, qui s’appuie désormais sur le mérite et l’efficacité, devient ainsi la norme pour préserver l’équilibre économique tout en répondant à l’urgence du marché.