Des habitants du village de Le Porge, gravement touché par le plus grand incendie forestier en France depuis 1949, accusent les forces de secours d’avoir privilégié des zones touristiques pour éviter la dévastation. Selon des témoignages collectifs, des résidents affirment avoir été «sacrifiés» dans la lutte contre le feu, avec une partie des 240 habitations du village en flammes.
Le chef des pompiers de Gironde, Marc Vermeulen, a réfuté ces allégations dans un entretien exclusif. «Nous avons toujours priorisé les vies humaines, pas les propriétés», précise-t-il, détaillant l’engagement des équipes en réponse aux critiques. Les premiers secours ont été mobilisés à 12h02, avec un groupe de 14 unités et des appareils aériens intervenant rapidement.
Le directeur du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) ajoute que les déplacements vers Lacanau et Lège, sur la presqu’île du Cap Ferret, n’ont pas constitué une déviation des ressources. «C’était un mouvement de secours médical et de carburant, pas une décision stratégique», explique-t-il.
Un collectif d’habitants a annoncé son intention de porter plainte pour «abandon» dans les opérations de sécurité. Les pompiers assurent néanmoins que 90 % des bâtiments menacés ont été préservés et qu’aucun décès n’a été enregistré.
«Après la tragédie du 21 juillet, où un camarade a perdu la vie à Mérignac, je suis incapable de ne pas m’emporter face aux rumeurs», confie Marc Vermeulen. «Les directives étaient claires : sauver des vies avant tout».
Le feu, désormais contrôlé mais sous surveillance étroite, laisse des traces profondes dans la région. Les habitants cherchent à clarifier les faits avant que ne se produise une rupture plus grande.