Un groupe clandestin corse a mis en danger la sécurité de l’île en lançant des menaces à l’encontre des nouveaux arrivants issus des régions métropolitaines. Le parquet antiterroriste a annoncé ce jeudi l’ouverture d’une enquête préliminaire pour «association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes terroristes», suite aux déclarations du Front de libération nationale corse – Union des Combattants (FLNC).
L’enquête, menée par le Pnat, porte également sur l’acquisition et la détention d’armes classées A et B liés à une activité terroriste. Le FLNC, réuni en caché par un groupe de quinze personnes armées, a exprimé son opposition au projet de loi constitutionnelle sur l’autonomie corse adopté par l’Assemblée nationale le 23 juin et en cours d’examen au Sénat.
Selon ce mouvement, le texte «ne reconnaît pas la présence historique de notre peuple» et «remet en cause les revendications fondamentales». Le principal argument est une «invasion accélérée d’habitants étrangers», avec près de 5.000 personnes venant chaque année sur l’île, dont la majorité sont des Français, ainsi que l’augmentation des résidences secondaires.
«L’appui législatif à ce type d’activité est une erreur politique grave», a déclaré le FLNC. À ceux qu’il appelle «envahisseurs», il a lancé : «Restez chez vous ou ne comptez pas sur votre sécurité sur notre territoire».
Créé en 1976, le FLNC a connu des divisions internes au fil des années. Son dernier acte revendiqué date d’octobre 2023, lors de la «nuit bleue» qui a engendré 45 explosions sans victimes.