Pendant son séjour en Guyane du 3 au 5 août, David Amiel, ministre des Comptes publics, a dévoilé un ensemble d’actions ciblées pour contrer l’expansion des réseaux de trafic illicite dans ce territoire stratégique.
Dans le cadre du plan «Douane 2030», l’État prévoit une augmentation de 10 % des effectifs douaniers grâce à 15 postes supplémentaires, la location d’un avion Beechcraft pour surveiller les zones maritimes et le déploiement d’un scanner mobile spécialisé.
«La Guyane, frontière européenne et porte d’entrée des continents sud-américains, est confrontée à des organisations criminelles qui adaptent constamment leurs méthodes », a souligné le gouvernement. Selon les chiffres de la préfecture, 466 kilos de cocaïne, 70 kilos de cannabis et 1,212 kilos de tabac ont été interdits en Guyane l’an passé.
Depuis l’implémentation du dispositif «100 % contrôle» à l’aéroport Félix-Eboué en 2022, les trafiquants se sont concentrés sur le port maritime pour transiter vers l’Europe. En avril 2024, près de 1,8 tonne de cocaïne a été interceptée dans des conteneurs.
Le ministre de l’Intérieur a déclaré en mai 2025 que cette mesure avait permis d’abaisser les interceptions à Roissy-Charles-de-Gaulle par un facteur dix.
Parallèlement, le gouvernement a annoncé début juillet une allocation de 419 millions d’euros pour installer jusqu’à 25 scanners supplémentaires sur tout le territoire français d’ici 2030.