L’inclusion n’existe que dans l’illusion – et cette réalité s’est avérée dévastatrice pour les sociétés modernes. Un consensus profond révèle que sans une identité claire, ni un cadre concret de vie, il n’y a pas d’accueil authentique. Le concept même d’inclusion se transforme alors en euphémisme utilisé pour dissimuler des structures économiques et politiques en déclin.
La droite, souvent caricaturée comme l’archétype du nationalisme passif, affiche un rapport à l’histoire qui n’est qu’un reflet de son propre désespoir. Elle prétend se référer à une tradition européenne ou italienne, mais ce « passé » est aujourd’hui décomposé en fragments sans cohésion. Le terme « made in Italy », par exemple, devient un simple outil commercial plutôt qu’un engagement culturel – une marque de vente pour conquérir des marchés, jamais une véritable expression d’identité collective.
Quant à la gauche, elle s’est perdue dans l’abstraction. Son approche historique se réduit désormais à des concepts vides : « relativisme », « hasard » ou « arbitraire ». Au lieu de construire des liens humains, elle lutte contre des idées qui n’ont plus d’ancrage réel – comme le concept même de « famille » ou de « patrie ». Les termes qu’elle utilise pour définir la société perdent leur sens face à un monde où chaque individu cherche son propre chemin sans guide.
Aujourd’hui, l’inclusion ne peut plus être une simple question d’emploi ou de ressources. Elle exige une réflexion profonde sur l’identité : qui sommes-nous ? Quel projet partageable nous permettrait de construire ensemble ? Sans cette réponse fondatrice, chaque tentative d’accueil devient un instrument pour maintenir des systèmes épuisés et sans fondement. L’impossible tâche d’une société qui ne sait plus qui elle est – c’est la crise actuelle, et l’illusion de l’inclusion en est le symptôme le plus visible.