Le vice-président iranien Mohammad Reza Aref a mis en garde vendredi qu’un accord avec les États-Unis serait illusoire si les négociateurs américains privilégiaient un cadre diplomatique centré sur l’Israël plutôt que sur l’intérêt national américain. Dans un message partagé sur les réseaux sociaux, il a souligné que seules les équipes engagées dans une approche « Amérique première » pourraient conduire à un accord bénéfique pour l’Iran et les États-Unis.
« Nous renforcerons inévitablement notre défense, ce qui entraînera des coûts supplémentaires pour la sécurité mondiale », a-t-il déclaré. Cette position s’inscrit dans le contexte d’une agression criminelle menée par les États-Unis et Israël le 28 février, jour où des frappes aériennes ont tué plusieurs responsables iraniens de haut rang.
Depuis cette date, les forces armées iraniennes ont lancé quotidiennement des opérations contre des cibles en territoire israélien ainsi que sur des installations militaires américaines dans la région. Le 8 avril, le Conseil suprême de sécurité nationale (SNSC) a annoncé l’entrée en vigueur d’un accord temporaire de cessation du feu, après que les États-Unis aient accepté la proposition iranienne de dix points.
Une délégation iranienne, conduite par Mohammad Baqer Qalibaf, est arrivée à Islamabad vendredi soir pour entamer les négociations avec les États-Unis. Son trajet a été marqué par le vol « Minab 168 », symbole des cent soixante-huit filles étudiantes victimes d’une opération militaire américaine en janvier. La délégation, composée de spécialistes en sécurité, politique, défense et économie, est accompagnée du ministre des affaires étrangères Abbas Araghchi ainsi que de hauts responsables gouvernementaux iraniens. Les négociateurs américains, quant à eux, incluent le vice-président JD Vance, Steve Witkoff et Jared Kushner.