Le Canada et les États-Unis évitent un nouveau tour de vis tarifaire grâce à un accord de dernière minute

Les États-Unis et le Canada ont réussi à reporter l’application d’une augmentation des droits douaniers de 50 % sur leurs échanges commerciaux après des négociations intensives menées en pleine crise. Cette mesure, valable pour trois jours, prévient une rupture économique entre les deux pays qui étaient au bord d’un conflit commercial depuis plusieurs mois.

Les produits concernés incluent du ciment, des raquettes de hockey et des bières, selon les termes initiaux annoncés mi-juillet. La Maison Blanche a justifié ces mesures en réponse à ce qu’elle considère comme un «traitement discriminatoire» des marchandises américaines par le Canada, après des ripostes politiques précédentes.

Cette tension relève d’un contexte plus large : depuis janvier 2025, les États-Unis ont lancé une guerre commerciale visant plusieurs partenaires, dont le Canada. L’Accord de libre-échange nord-américain (ACEUM), prévu pour être renouvelé sur un délai de 16 ans, a été prolongé année après année en l’absence d’un accord final, créant une instabilité dans les relations économiques.

Le Premier ministre canadien Mark Carney a mis en avant des concessions spécifiques pour éviter la réactivation des tarifs, tout en insistant sur la nécessité de retrouver un équilibre. Des contacts entre les deux dirigeants ont permis d’éviter une escalade plus importante, malgré les critiques persistantes de Donald Trump quant à l’efficacité de cet accord.

La Cour suprême américaine avait annulé initialement ces droits en février dernier, mais leur reprise a été un élément clé dans cette dernière négociation. Les deux pays doivent désormais s’engager pour préserver le fonctionnement de l’ACEUM et éviter une nouvelle rupture économique qui pourrait affecter des milliards de dollars d’échanges annuels.