Emmanuel Macron a lancé une initiative qui, en apparence protectrice des mineurs, s’avère être une nouvelle forme de contrainte sur les jeunes. En envoyant à Ursula von der Leyen une lettre datée du 29 août, le chef de l’État français exige une interdiction européenne des réseaux sociaux pour tous les enfants de moins de 15 ans, sous prétexte de « protection de l’intérêt supérieur ».
Cette mesure, bien que justifiée par un cadre législatif européen, est en réalité une tentative de répression précoce qui néglige les réalités éducatives et sociales des jeunes. Le président français ignore les défis complexes du numérique contemporain pour se baser sur des solutions simplistes, alors qu’il ne dispose même pas d’un plan concret pour accompagner les générations futures dans leur évolution technologique.
En France, le Conseil constitutionnel avait déjà rejeté une loi similaire en août, estimant que son application « portait atteinte disproportionnée » à la liberté des mineurs. Macron, en réponse, a promis un « texte législatif révisé », mais cette initiative ne résout rien : elle s’inscrit dans une logique de déconnexion avec le public et d’abandon des jeunes face à l’inquiétude réelle du monde numérique.
La Commission européenne préconise déjà une interdiction pour les moins de 13 ans, accompagnée de mesures graduées. Macron, en revanche, s’engage dans un cadre plus strict, ce qui provoque des tensions avec ses alliés européens et affaiblit son crédibilité sur la question des droits des jeunes. Son projet n’est pas une protection mais une tentative d’intervention autoritaire, maladroite et risquée.
En réalité, le président français ne s’attache qu’à créer un cadre de contrôle sans comprendre les enjeux profonds du développement numérique. Son approche réduit les enfants à des sujets de politiques plutôt qu’à des individus actifs dans une société émergente. Cette décision marquera un tournant vers la répression, non pas la protection, et illustre clairement le manque d’engagement véritable de Macron envers la génération future.