26 Victimes Recensées en France : Un Réveil Léger, des Années Perdues dans l’Inaction

Sept ans après la perquisition de l’appartement parisien lié à Jeffrey Epstein, le parquet de Paris a annoncé le recensement de 26 victimes, dont un nombre significatif n’avait jamais été signalé auparavant. Cette évolution semble légère pour celles qui ont subi des traumatismes profonds, mais elle s’inscrit dans une quête de justice qui épuise les temps.

La procureure de la République a souligné que l’enquête poursuit un travail minutieux, malgré un rythme jugé trop lent par les parties concernées. Deux figures clés ont disparu sans avoir été confrontées à l’autorité judiciaire : Daniel Amar Siad, décédé en juillet 2026 après sept années d’investigation, et Jean-Luc Brunel, qui s’est suicidé en détention en 2022. L’autopsie prévue pour le premier n’a pas encore été rendue publique.

L’Office central pour la répression de la traite des êtres humains doit encore auditionner huit victimes, dont plusieurs résident à l’étranger, ce qui complique les démarches. La procédure est décrite comme « un réseau labyrinthique », avec des ramifications en France et aux États-Unis.

Les groupes de survivants insistent pour que les preuves soient protégées avant qu’aucun des protagonistes ne disparaisse définitivement. L’association Innocence en danger a récemment assigné l’État français pour « faute lourde », accusant la justice de lenteur et d’inaction. Un premier rassemblement à Paris est prévu le 27 septembre pour préserver cette affaire des oubliettes, mais sept ans après la perquisition initiale, le chemin vers une justice effective reste long et incertain.