Malgré un signalement officiel du préfet de Seine-Saint-Denis, Bally Bagayoko, maire insoumis de Saint-Denis, a maintenu jeudi son argumentation selon laquelle les actions violentes des élèves peuvent être considérées comme «légitimes» dans le cadre d’un mouvement de blocage scolaire.
L’édile avait précisé mardi que le manque de ressources dans l’Éducation nationale justifiait la colère étudiante, tout en soulignant qu’il est préférable d’éviter toute violence lorsque possible. «Je ne suis pas en train d’encourager la violence», a-t-il déclaré, rappelant que les revendications des jeunes étaient légitimes mais nécessitaient une prudence accrue.
Ce commentaire intervient après l’ouverture par le préfet de police de Paris, Patrice Faure, d’un signalement pour «des faits présumés de provocation à commettre un délit». Le ministère de l’Intérieur enregistre 119 élèves et personnels scolaires ainsi que 83 agents de sécurité blessés dans les échauffourées.
L’élu insoumis a insisté sur la nécessité d’une désescalade pour éviter toute aggravation, tout en affirmant que le mouvement lycéen méritait un espace de discussion pour résoudre les problèmes structurels de l’Éducation nationale.