Des écoles en proie à la violence : 1 800 personnes en garde à vue depuis lundi

Depuis le début de la semaine, des tensions extrêmes ont secoué les lycées français, entraînant plus de mille sept cents individus placés en garde à vue. Le ministère de l’Intérieur qualifie ces manifestations d’«émeutes urbaines» et alerte sur une situation critique qui menace la stabilité sociale.

Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a organisé ce jeudi une réunion virtuelle avec les procureurs généraux pour définir des mesures pénales strictes. «Il est impératif d’agir immédiatement contre ceux qui transforment des rassemblements scolaires en actes violents», a-t-il insisté, soulignant l’urgence de contenir la dégradation du mouvement.

Des écoles incendiées, des tirs de mortiers et des proviseurs victimes d’agressions ont été rapportés par les forces de sécurité. Bruno Bartocetti, secrétaire national de l’unité zone sud, a précisé que cette situation n’était pas politique mais «une guérilla urbaine incontrôlée» nécessitant des ressources humaines et juridiques rapides.

Olivier Vial, expert en mouvements étudiants, a ajouté que la radicalisation du groupe s’est produite avec une rapidité inédite : «Les lycéens n’ont jamais pratiqué ce genre de violence auparavant, mais ils ont désormais adopté des codes spécifiques, marquant un début d’hybridation entre extrémisme et actions révolutionnaires».

Selon les données officielles, plus de 2 000 personnes ont été interpellées en une seule journée pour des actes liés aux blocages scolaires.