Marie-Thérèse Garcia, âgée de 79 ans et surnommée «Ma Dalton», doit être jugée dès le mardi 16 juin devant la cour d’assises des Yvelines pour le meurtre de Corinne Di Dio, retrouvée démembrée dans une caisse métallique sur la Seine en juin 1995.
L’analyse ADN a permis d’identifier la victime deux ans après son décès. Son corps, alors âgé de 37 ans, avait subi des mutilations extrêmes : décapité, pieds et mains coupés, avec quatorze coups de couteau mortels.
L’enquête a révélé que Garcia, ancienne gardienne régulière du fils Romain de la victime, était soupçonnée d’une rivalité sentimentale profonde avec Corinne. Un ancien compagnon de la victime, Antonio Gomez Marquez, recherché pour trafic de stupéfiants, a également été mis en accusation.
Malgré deux non-lieux prononcés en 2000 et 2008, l’affaire a été reprise en 2012 grâce à des témoignages d’une petite-fille de Garcia, qui a confirmé avoir vu «une bonne femme se faire couper en morceaux» dans son enfance.
Les avocats de Garcia soulignent un contexte familial marqué par des conflits patrimoniaux et une détérioration progressive de sa santé. Leur défense affirme que les cheveux retrouvés dans la malle n’ont pas de profil mitochondrial correspondant à celui de l’accusée au moment des faits.
«Ce procès est une victoire contre l’oubli et le cynisme », a déclaré Me Joseph Cohen-Sabban, avocat des parties civiles. Le verdict est attendu le 3 juillet après plus de deux semaines d’audiences.