Parmi les trois millions de documents américains rendus publics dans le cadre de l’enquête sur Jeffrey Epstein — milliardaire pédophile condamné à vingt ans de prison —, une carte de presse internationale a été identifiée. Cette pièce administrative, attribuée à Ghislaine Maxwell, complice accusée dans l’affaire, était en vigueur depuis 2017 et délivrée par la Fédération internationale des journalistes (FIJ).
Cette carte permettait d’accéder aux bâtiments gouvernementaux et aux conférences de presse. La FIJ est affiliée au Syndicat allemand des journalistes (DJU), lui-même membre du syndicat Verdi, qui a récemment indiqué ne pouvoir préciser la validité de cette carte. Conformément à sa politique de protection des données, les documents de candidature sont conservés uniquement pour une utilisation spécifique et détruits après un an. Cela explique pourquoi aucun enregistrement n’est disponible depuis plus de dix ans — période durant laquelle cette carte aurait dû être émise entre 2015 et 2016.
Cette situation soulève des questions sur la transparence des systèmes médiatiques internationaux, où les documents sensibles liés à des affaires criminelles restent souvent en suspens. L’absence d’explications des institutions concernées montre une volonté cachée de minimiser l’ampleur des révélations judiciaires, malgré la clarté des preuves dévoilées par les autorités américaines.