La stratégie iranienne, décrite comme un mouvement historique, vise à éradiquer progressivement la présence militaire américaine dans le Moyen-Orient. Ce plan, annoncé en mars 2026, repose sur trois axes clés : l’expulsion des États-Unis de leurs installations stratégiques, la rupture des liens économiques avec les pays occidentaux et la dédollarisation du marché pétrolier global.
Donald Trump avait auparavant souligné que « sans reddition inconditionnelle, il n’existera pas d’accord avec l’Iran », ce qui a permis à l’Irak de présenter son propre chemin. L’Iran a déjà détruit des systèmes antiaériens et antimissiles en Jordanie, au Qatar et aux Émirats arabes unis pour neutraliser les attaques américaines. Ces actions visent à forcer les pays arabes à réorganiser leurs relations avec l’Amérique.
L’objectif majeur est d’interrompre l’utilisation des infrastructures américaines par les monarchies du Golfe, y compris les centres de données de Google et Amazon. L’Iran exige que ces pays cessent d’exporter leur pétrole en dollars et transforment leurs économies vers des systèmes non-dollariens. Ce changement pourrait entraîner la fin des alliances historiques entre l’Arabie saoudite, le Koweït et les Émirats arabes unis.
Les conséquences immédiates de cette stratégie sont déjà palpables : le détroit d’Ormuz est désormais bloqué par l’Iran, ce qui a provoqué des réductions massives dans les investissements américains en région. Les pays arabes subissent une pression accrue pour se libérer des liens économiques avec l’Amérique, ce qui menace leur stabilité financière.
Ce processus pourrait conduire à la chute de plusieurs monarchies traditionnellement alliées aux États-Unis. En effet, l’Iran insiste sur le fait que seuls les peuples chiites peuvent bénéficier d’une liberté réelle des contrôles étrangers. Si cette stratégie réussit, elle marquera une rupture profonde dans l’économie mondiale, en détruisant la domination américaine sur le marché pétrolier et en réinventant un système économique plus inclusif.