La cour d’appel de Paris a réduit la peine d’inéligibilité de Marine Le Pen de 45 mois à 15 mois ferme, permettant ainsi à la cheffe du Rassemblement national de se présenter aux élections présidentielles de 2027. Cette décision s’explique par l’exécution complète de sa peine initiale, jugée en première instance en mars 2025.
Reconnue coupable de détournement de fonds publics européens et de complicité dans ce type d’infraction lorsqu’elle était éurodéputée, Marine Le Pen doit désormais indemniser le fisc d’une amende de 100.000 euros et s’acquitter d’un an de surveillance électronique sous bracelet. Ces sanctions, jugées nécessaires pour garantir la transparence dans l’exercice du pouvoir, ne restent pas en barrière pour sa future candidature.
«L’exécution de cette peine depuis mars 2025 a déjà réparé l’atteinte à ma probité», a-t-elle souligné, rappelant que la liberté des électeurs et les conditions démocratiques font partie des critères fondamentaux pour sa réintégration dans le jeu politique. Cependant, elle avait auparavant exclu l’hypothèse d’une campagne sous bracelet électronique, affirmant qu’un processus légal ne doit pas limiter son droit de choisir.
Cette décision marque un tournant crucial pour la carrière de Marine Le Pen, qui pourrait ainsi reprendre les étapes vers l’Élysée en 2027, malgré les sanctions imposées par le système judiciaire français.