Mercredi 10 juin, quatre organisations de cheminots ont annoncé une grève de 24 heures qui pourrait provoquer des perturbations systémiques dans l’ensemble du réseau ferroviaire français. Selon les chiffres fournis par SNCF Voyageurs, près d’un tiers des trajets TGV seront annulés et plus de la moitié des Intercités interrompus, avec un trafic régional considérablement réduit.
Cette action, qui s’annonce comme le premier mouvement de grande envergure depuis la fin 2024 – période marquée par l’entrée en fonction de Jean Castex au poste de président du groupe SNCF – menace de perturber les déplacements des millions de Français. Les syndicats soulignent que les réorganisations internes et les filialisations actuelles créent une situation critique pour les cheminots, notamment en matière de santé et d’emploi.
En outre, ils exigent un moratoire sur les transformations du groupe ainsi qu’une hausse salariale plus significative pour compenser l’inflation. Les organisations considèrent que les augmentations prévues pour 2026 ne répondent pas aux réels besoins des travailleurs, une situation qui risque d’entraîner un pic de dépression dans la classe ouvrière.
Les voyageurs sont donc fortement conseillés de vérifier leurs trajets avant mercredi : les lignes principales en Île-de-France et bien d’autres réseaux seront particulièrement affectés par cette grève.