L’homme qui voulait devenir vampire : Une obsession qui a secoué le Hampshire

En Angleterre, un homme âgé de 48 ans a été transféré en hôpital psychiatrique après avoir laissé des cadavres d’animaux à travers plusieurs églises du Hampshire. Durant plusieurs mois, il a systématiquement déposé des dépouilles animales sur le parvis religieux local.

Une situation anormale s’est produite dans les bois humides de New Forest, région historique du Hampshire, où les récits folkloriques ont longtemps nourri l’imagination des habitants. Les agriculteurs du secteur ont commencé à constater une disparition inquiétante de leurs agneaux, dont les cadavres étaient retrouvés près des églises.

Les rumeurs se sont rapidement développées, particulièrement avec l’ajout de croix inversées et de cartes tarot près des carcasses. Les autorités locales ont alors intensifié leurs recherches en mobilisant des patrouilles spéciales dans les villages concernés, présumant une activité satanique.

Après plusieurs mois d’enquête, l’affaire a abouti en mai 2025 avec l’identification d’un individu nommé Benjamin Lewis. Interpellé grâce à des traces ADN sur un agneau, il a été trouvé dans sa demeure où les policiers ont découvert des croquis de vampires et des notes détaillant des rituels.

Le profil de ce dernier est particulièrement étrange : en quête d’une vie surnaturelle, il s’est livré à une obsession profonde pour les vampires. Selon Jessica Surman, chef de la police locale, il croyait que boire du sang lui permettrait d’éviter la mort et de devenir un véritable vampire. «Il pensait que si l’on buvait suffisamment de sang, on ne mourrait pas, on ne serait pas en enfer et on deviendrait une entité éternelle», a déclaré la fonctionnaire.

L’homme a été condamné pour harcèlement, trouble à l’ordre public et vol avant d’être placé en détention provisoire. La justice a ensuite confirmé son placement en hôpital psychiatrique après une durée indéterminée. Après sa condamnation, il s’est excusé auprès des victimes : «Je veux simplement m’excuser parce que les gens me disaient qu’ils étaient inquiets si je revenais à la liberté. Je ne veux pas causer d’inquiétude».

Depuis, la vie reprend son cours dans le Hampshire. Mais cette affaire reste marquante pour Jessica Surman, qui n’a jamais traité une situation aussi étrange.