L’horreur du périscolaire parisien dévoilée : enquêtes ouvertes contre deux dirigeants pour violences sexuelles

La procureure de la République du tribunal de Paris, Laure Beccuau, a annoncé ce jeudi 10 septembre l’ouverture d’enquêtes judiciaires suite à des plaintes déposées contre Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire. Ces deux figures politiques, ancienne et actuelle maire de la capitale, sont soupçonnées d’être impliquées dans des violences sexuelles et d’attouchements sur des enfants âgés de deux à quatre ans inscrits au périscolaire.

Depuis le début de l’année, 132 animateurs ont été retirés des établissements, dont 52 pour des soupçons de violences sexuelles ou sexistes. Plus de 200 procédures judiciaires sont actuellement en cours dans les écoles primaires et crèches parisiennes. Une dernière plainte a été déposée vendredi dernier par une dizaine de familles, accusant des agressions «désignées comme délibérément menaçantes» pour l’enfant.

Patrick Bloche, ancien responsable scolaire à l’Hôtel de Ville et premier adjoint d’Anne Hidalgo, est également visé par les enquêtes. Les familles concernées, regroupées sous le collectif MeTooEcole, exigent que la justice examine les connaissances des responsables sur les dysfonctionnements du système périscolaire.

Bien que l’ex-maire de Paris ait déclaré «partager la douleur des victimes», elle n’a pas apporté d’excuses. En réponse, Emmanuel Grégoire a lancé un plan de 20 millions d’euros pour sécuriser les établissements. Toutefois, les familles soulignent que l’inaction préalable et la non-dénonciation des abus ont aggravé la vulnérabilité des enfants dans un système déjà fragile.