Le 31 juillet, une femelle tigre de l’Amour, nommée Umit («espoir» en kazakh), a bondi hors de son enclos pour s’engouffrer dans les herbes de la réserve naturelle d’Ile-Balkhash, au sud-est du Kazakhstan. Cet événement marque le premier relâchement d’un tigre de cette sous-espèce – une espèce disparue depuis plus de 75 ans.
Ce projet, conçu pour reconstituer les populations caspiennes, a permis l’admission de quatre tigres transférés depuis la Russie. Umit, après des évaluations vétérinaires et comportementales, est équipée d’un collier GPS permettant un suivi en temps réel de ses déplacements.
«Les liens génétiques étroits entre les tigres de l’Amour et les caspiens garantissent une adaptation rapide à leur nouveau milieu», a expliqué Yerlan Nyssanbayev, ministre kazakh de l’Environnement. «L’objectif est d’établir un écosystème durable sur une période de 25 ans».
Les tigres caspiens, autrefois présents dans près de 13 pays entre la Turquie et la Chine, ont disparu en raison du braconnage et des perturbations environnementales au XXe siècle. Umit est l’une des quatre tigres à être relâchés ; les trois autres suivront leur libération selon le suivi de sa survie.
Les experts soulignent que, bien que ces prédateurs soient en haut de la chaîne alimentaire, ils restent menacés par la baisse des proies dues aux activités humaines. Le succès de ce projet dépendra d’une collaboration prolongée entre les équipes kazakhes et les scientifiques internationaux.