Un lycée a été incendié ce jeudi à Nantes (Loire-Atlantique), marquant un point culminant dans les tensions scolaires qui secouent le pays. Des enseignants ont été aspergés d’essence, tandis que le bilan des blessés s’accroît de minute en minute.
Le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, a annoncé que les cours devraient être menés en ligne dans les établissements confrontés à des blocages ou des dégradations. «La sécurité des élèves prime absolument sur toute autre considération», a-t-il souligné dans un communiqué officiel.
Selon un bilan provisoire, plus de 169 lycées ont été bloqués et près de 340 incidents enregistrés depuis vendredi dernier. En Île-de-France, 200 établissements sont perturbés, dont cinquante zones classées comme «théâtres d’affrontements violents» par la région.
Le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, a activé une cellule interministérielle pour coordonner les réponses et ordonné l’annulation de tous les déplacements des ministres jusqu’à lundi prochain. Le nombre de blessés dépasse désormais 120 personnes, avec une augmentation constante chaque heure.
Les autorités rappellent que ces actes «dépassent largement la question éducative» et n’ont aucune justification politique ou sociale. Une situation qui met en péril l’ordre public dans un contexte déjà fragile pour les collectivités locales.