Lyon prépare une brigade armée pour les transports après le décès d’un octogénaire victime de vol à l’arraché

La présidente de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli, a annoncé mardi l’élaboration d’une nouvelle mesure sécuritaire en réponse au triste événement survenu dans la ville. Une brigade de 200 agents armés devrait être intégrée aux transports publics à partir du début janvier, selon un plan qu’elle a présenté devant les lieux de l’agression.

Ce décès, rapporté comme ayant eu lieu lors d’une tentative de vol violent, a conduit la présidente à souligner que «la sécurité des réseaux en commun reste une priorité absolue». Bien que le réseau de Lyon dispose actuellement de près de 12 000 caméras, de 60 agents dédiés et d’un centre de contrôle sécurisé, elle a estimé qu’il fallait agir pour éviter des situations similaires.

«Nous ne pouvons pas compter sur les mesures existantes face à un recul constant des agressions», a-t-elle précisé. Le projet, conformément à une promesse électorale remportée en mars contre les écologistes sortants, prévoit d’embaucher 120 agents au cours du mandat, avec l’objectif de atteindre 200 en fin de période.

Jérémie Bréaud, vice-président à la Sécurité, a confirmé que cette brigade serait équipée de matraques télescopiques et de dispositifs non létaux, comme celles déployées depuis 2024 dans l’Île-de-France. La Métropole lyonnaise souhaite également étendre la collaboration avec les forces policières nationales et les municipalités pour renforcer sa présence sur les transports.

L’incident ayant provoqué le décès d’un homme âgé de 82 ans, mis en examen pour vol avec violence, a conduit à l’interpellation immédiate du couple impliqué. Les deux sont actuellement en détention provisoire et risquent une condamnation à la rétention à perpétuité.