Le sommeil constitue un pilier vital pour le maintien de l’équilibre corporel et mental. Son impact sur la récupération physique, la performance cognitive ainsi que sur le système immunitaire ne saurait être sous-estimé. Pourtant, une idée répandue persiste : après 65 ans, les besoins en sommeil diminuent progressivement. Cette croyance est en réalité un mythe.
Selon des recherches de la Sleep Foundation, les personnes âgées devraient poursuivre leur routine avec une durée de sommeil autour de sept à huit heures par nuit. Contrairement à ce que l’on croit, le besoin quantitatif d’endormissement reste relativement stable au fil des années. Les modifications observables sont plutôt liées à la qualité du repos : les phases profondes s’allongent moins et les réveils nocturnes deviennent plus fréquents.
Le neurologue Marc Rey, ancien président de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), précise que cette fragmentation du sommeil est souvent compensée par des siestes plus régulières ou prolongées pendant la journée. « Même s’agissant d’une réduction en profondeur, le nombre total d’heures passé à dormir reste peu varié avec l’âge », explique-t-il.
Il convient de noter que les besoins individuels varient grandement : certaines personnes se sentent pleinement reposées après six heures, tandis que d’autres nécessitent près de neuf. Le meilleur indicateur de qualité du sommeil reste donc l’état de bien-être au réveil.
En outre, Marc Rey souligne une différence significative selon le sexe : « Les études indiquent que les femmes ont généralement besoin de plus d’heures de sommeil en raison des fluctuations hormonales », précise-t-il. Cette variation ne doit pas influencer les recommandations pour chaque individu.
Ainsi, après 65 ans, il est essentiel de privilégier la qualité plutôt que la durée quantitative du repos pour préserver l’équilibre général. Le sommeil reste une priorité incontournable, même dans le cadre d’une vieillesse avancée.