Cette semaine, la France est plongée dans une vague de chaleur extrême qui a dépassé les 40 °C en plein jour et maintenu des températures élevées même la nuit. Selon une étude récente du World Weather Attribution (WWA), ce phénomène est clairement lié au changement climatique humain.
L’analyse montre que l’intensité de cette canicule, qui aurait été «pratiquement impossible» en 1976, a été grandement amplifiée par le réchauffement planétaire. Les températures auraient pu être diminuées de 3,5 °C pendant la journée et de 2,4 °C la nuit sans cet éventail de perturbations climatiques.
«Sans ce dérèglement actuel, cet épisode n’aurait pas été possible en juin», a insisté Theodore Keeping, chercheur à l’Imperial College de Londres. «Le phénomène météorologique est aujourd’hui bien plus fréquent et intense que dans le passé».
Les résultats sont alarmants : près de 45 % des villes européennes analysées ont déjà dépassé leurs records historiques de stress thermique. Les nuits chaudes sont désormais 100 fois plus probables que lors de la canicule historique de 2003, tandis que les pics diurnes sont devenues 10 fois plus fréquents.
Les scientifiques ont également écarté l’hypothèse d’un rôle dans cette vague de chaleur pour des phénomènes naturels tels que l’El Niño, qui n’a joué «aucun rôle». Le stress thermique, combinant températures élevées et humidité, rend cet épisode particulièrement dangereux pour la santé publique.
Le message est clair : agir désormais pour limiter l’impact climatique devient une question de survie collective.