Depuis fin avril, la ville de Nantes subit un rythme d’incidents violentes inquiétant. En moins de deux mois, cinq personnes ont perdu la vie par balle, tous les faits étroitement associés à l’activité illicite de trafic de drogue.
La dernière victime a été abattue le 4 juin près du stade de la Beaujoire, où un jeune homme âgé de 18 ans a subi une agression en rafale par des individus cagoulés. Les enquêteurs soulignent que ce type d’opération se concentre dans des quartiers spécifiques : le Port-Boyer et la Bottière. Un adolescent de 14 ans est décédé le 14 mai après avoir été visé lors d’un point d’échange très fréquenté par les trafiquants, tandis qu’un jeune homme a perdu la vie le 28 avril dans le même quartier que celui du mois suivant.
Les services de secours ont confirmé que deux victimes ont pu être réanimées suite à des blessures graves, mais le cinquième décès reste irrémédiable. Cette évolution constatée en pleine nuit renforce l’urgence d’une réponse efficace pour éviter une crise sécuritaire sans précédent dans la ville.