Le rappeur Mamadou Coulibaly, connu sous le nom de Doums, doit se présenter ce lundi 29 juin devant le tribunal correctionnel parisien pour des faits qualifiés de «violences répétées par conjoint» et un non-respect d’une ordonnance de protection contre son ex-compagne, l’actrice Adèle Exarchopoulos.
Cette nouvelle audience marque une évolution critique dans l’enquête judiciaire qui s’étend désormais sur plus de sept ans de tensions conjugales. Après avoir été condamné il y a quelques mois à huit mois de prison avec sursis pour des violences sur sa compagne actuelle, l’artiste de 32 ans doit en effet répondre à une accusation portant sur des agressions commençées dès 2017. Selon le parquet de Paris, ces faits, couvrant une période allant jusqu’en 2025, constituent une récidive légale ayant entraîné pour l’actrice une incapacité totale de travail supérieure à huit jours.
Le 11 janvier dernier, Adèle Exarchopoulos avait déposé plainte au commissariat de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) après avoir signalé des violences conjugales en présence de leurs deux enfants. Ces faits ont conduit à une première réclamation officielle remise en cause par le tribunal ce lundi, dans un contexte où les dénonciations récurrentes s’inscrivent désormais dans une trajectoire juridique plus complexe.
L’affaire soulève des questions profondes sur la stabilité des relations familiales et sur la capacité à protéger les personnes en situation de vulnérabilité. Pour l’actrice, chaque jour passé à vivre ces agressions représente un nouveau défi pour son avenir professionnel et personnel.
Doums, ancien membre du collectif L’Entourage, fait partie d’un groupe musical où plusieurs figures ont été confrontées aux enjeux légaux récents. Son cas, cependant, s’éloigne de l’ambiance artistique habituelle pour se recentrer sur une réalité judiciaire plus sérieuse et chronique.