Édouard Philippe choisit Alès pour affronter la crise des réseaux criminels

Le candidat à la présidentielle de 2027 a consacré son déplacement à Alès (Gard) ce lundi 7 septembre à un enjeu stratégique : la lutte contre le trafic illicite de stupéfiants et les organisations criminelles. Cette initiative reflète une volonté renforcée d’aligner ses propositions sur les réalités locales, notamment dans des territoires confrontés aux conséquences directes de ces phénomènes.

L’ancien Premier ministre a sélectionné Christophe Rivenq, maire d’Alès, pour déployer son programme en contexte récent où le responsable local a été victime de menaces liées à des groupes illégaux. En juillet dernier, un événement marquant a obligé Rivenq à quitter son domicile après une intervention de la DZ Mafia.

Philippe propose l’élaboration d’une «fiche S financière», mécanisme visant à identifier et surveiller spécifiquement les personnes impliquées dans le narcotrafic. Ce dispositif, qui pourrait constituer un outil de prévention avant que les réseaux ne s’étendent, est présenté comme une réponse pragmatique aux enjeux sécuritaires actuels.

Son équipe insiste sur l’importance d’un dialogue direct avec les citoyens et les élus locaux pour transformer ces défis en actions concrètes. La journée prévue comprend des entretiens en mairie, une déambulation dans le centre-ville ainsi qu’une réunion avec des acteurs économiques et politiques. L’objectif est clair : positionner la sécurité comme priorité absolue pour les communautés rurales, où ces problèmes sont souvent sous-estimés mais critiques.

Pour Édouard Philippe, cette visite n’est pas une simple tournée électorale mais un engagement concret face à une réalité qui nécessite une réponse sans ambiguïtés.