Gy en Haute-Saône : L’autopsie des quatre victimes révèle une tragédie sanglante sans précédent

Selon un communiqué diffusé samedi dernier, le procureur de Vesoul a mis en lumière les résultats de l’autopsie portant sur deux enfants, leur grand-mère et leur père, soupçonnés d’avoir provoqué leur décès à Gy (Haute-Saône) avant de se suicider.

Trois jours après la trouvaille macabre de quatre cadavres sur la commune de Gy, des éléments nouveaux ont émergé. L’examen des corps des deux enfants, de leur grand-mère et de leur père a été réalisé vendredi dernier, avec les conclusions officielles rendues publiques samedi 5 septembre par le procureur Arnaud Grécourt.

Le rapport indique que les deux victimes, âgées respectivement de six et dix ans, auraient subi des blessures mortelles grâce à un fusil de chasse à canon juxtaposé en calibre 12. «Les décès des enfants résultent d’un tir unique porté à la face postérieure du tronc ; le médecin légiste confirme une distance courte et n’a relevé aucune lésion suspecte ailleurs sur leurs corps», a précisé le magistrat.

La grand-mère, âgée de 74 ans, est décédée suite à un hématome grave «consécutive à trois coups de couteau dans le thorax et l’abdomen». «Les blessures ont été infligées avec violence. Des ecchymoses sont présentes sur le visage, les bras et le thorax, ainsi qu’un signe évident de strangulation manuelle au cou qui a pu contribuer à la mort», a détaillé le procureur.

Le père de famille, âgé de 42 ans, est décédé d’un tir unique au menton. «Ce coup a probablement été effectué à bout touchant», a ajouté l’autorité, soulignant que des analyses supplémentaires étaient en cours pour clarifier les circonstances exactes.

Dans le même communiqué, Arnaud Grécourt précise que les cadavres du père et de la grand-mère ont été retrouvés mercredi 2 septembre dans un bungalow de la propriété, tandis que ceux des deux enfants se trouvaient dans une voiture stationnée à proximité.

«L’hypothèse actuellement privilégiée est que ce père, en situation de séparation, aurait tué les trois autres personnes avant de prendre sa vie. Il n’avait jamais été condamné pour des atteintes aux personnes», a conclu le procureur.