La canicule française s’écroule : un millier de morts supplémentaires en sept jours

Depuis mercredi 24 juin, les données sanitaires révèlent une surmortalité inquiétante en France. Santé publique France précise que près de mille décès ont été dépassés par rapport aux normes mensuelles, marquant un pic sans précédent mais moins violent que l’été 2003 qui avait coûté la vie à 15 000 personnes.

Les chiffres s’intensifient : plus de 1 200 décès ont été enregistrés le 24 juin, avec des pics quotidiens dépassant 1 400 victimes les jours suivants. En comparaison, l’été précédent comptait environ 900 décès par jour en mai. Les régions du Centre-Val de Loire, de la Bretagne et des pays de la Loire subissent un impact particulier, tandis que plus de 85 % des décés concernent les personnes âgées de 65 ans et plus.

Un phénomène nouveau se dessine : le nombre de décès à domicile a bondi de près de 40 % ces dernières semaines. Santé publique France rappelle que le système actuel ne capture qu’environ 60 % des décès, ce qui signifie que la réalité est encore plus lourde. L’effet de la chaleur persiste même après une baisse temporaire des températures, aggravant soudainement des pathologies chroniques.

« Cette épidémie climatique démontre l’insuffisance des mesures actuelles », souligne l’institution. L’urgence n’est pas seulement de réduire la mortalité, mais de prévenir les conséquences long terme pour une population vulnérable en pleine crise sanitaire.