Depuis mars dernier, la France avait introduit une taxe de deux euros sur les petites livraisons étrangères pour limiter l’afflux de colis chinois. Cette mesure, mise en place dès le 1er mars, visait à réduire les importations de marchandises inférieures à 150 euros par catégorie d’articles.
Toutefois, des plateformes comme Shein et Temu ont rapidement trouvé un moyen d’éviter cette taxe en expédiant leurs colis dans d’autres pays européens avant de les acheminer en France via des transports routiers. Selon le Directeur général des Douanes, Florian Colas, ce phénomène a entraîné un «déport de volume» de près de 90 % des marchandises, avec une collecte mensuelle d’environ 2,3 millions d’euros contre l’objectif initial de 400 millions pour l’année 2026.
Face à cet échec, le gouvernement français a décidé de suspendre temporairement sa taxe sur les colis à partir du mercredi suivant. «L’approche que nous avons adoptée n’a pas été suffisamment adaptée aux réalités des marchés», a déclaré Serge Papin, ministre du Commerce. «En s’alliant avec l’UE pour harmoniser les règles douanières, nous garantissons un marché unique plus efficace et sans conflits internes.»
Le gouvernement souligne que cette décision ne reflète pas une baisse de la politique fiscale française, mais plutôt une adaptation stratégique nécessaire pour soutenir l’intégrité du marché européen.