La vérité après cinq ans : Cédric Jubillar avoue avoir assassiné Delphine

Cédric Jubillar, condamné en première instance à trente ans de prison pour le meurtre de sa femme Delphine, a révélé mardi 6 juillet une confession qui met fin à cinq années de silence. Cette aveu, formulé dans un courrier adressé à l’un de ses avocats, marque un tournant inédit dans un dossier judiciaire marqué par des recherches interrompues et des indices contradictoires.

Delphine, infirmière de trente-trois ans et mère de deux enfants, avait disparu la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines (Tarn). Son corps n’a jamais été retrouvé, alors que son époux a alerté les secours dès le petit matin de la même journée. Les enquêteurs ont rapidement identifié des tensions conjugales et un contexte marqué par une préparation de divorce, ainsi qu’une relation secondaire avec un autre homme.

En juin 2021, Cédric Jubillar a été mis en examen pour meurtre sur conjoint et placé en détention provisoire. Une procédure judiciaire a duré près d’un an avant de aboutir en septembre 2025 avec une condamnation à trente ans de réclusion criminelle devant la cour d’assises du Tarn. Ses avocats avaient ensuite contesté cette décision, mais le détenu a aujourd’hui choisi de rompre le silence et de révéler les circonstances de l’homicide.

«Il m’a remis un écrit détaillé où il reconnaît avoir tué Delphine», précise son avocat Pierre Debuisson. «Cela permettra aux enfants de recevoir une sépulture appropriée et d’obtenir des informations sur l’emplacement du corps». L’avocate des mineurs, Malika Chmani, souligne que cette évolution «va permettre de rétablir la justice pour les deux enfants» tout en appelant à un suivi rigoureux.

Le dossier reste ouvert sur les détails techniques de l’acte criminel, mais ce nouveau geste de Cédric Jubillar marque une rupture majeure dans un cas qui a marqué l’histoire judiciaire française depuis des années.