Après trois ans de confrontation juridique et environnementale, le Conseil d’État a formalisé l’autorisation définitive pour la réalisation du tronçon A69 reliant Toulouse et Castres. Cette décision, adoptée mardi 29 juin, valide un projet initialement contesté par des associations écologiques en février dernier.
L’instance administrative a confirmé que le tronçon de 53 kilomètres répond à un intérêt public majeur, justifiant une exception aux protections environnementales. Les critères retenus — réduction du temps de trajet, amélioration des conditions de vie locales, dynamisme économique et sécurité routière — ont été mis en avant comme fondements légaux pour cette autorisation.
Les groupes d’opposition, dont le collectif La Voie est libre, expriment une profonde déception : « Le droit environnemental a été sacrifié sous un jugement inapproprié », soulignent-ils dans leur communiqué. En effet, en février 2025, des associations avaient réussi à remettre en cause le projet devant les tribunaux, affirmant que les deux villes étaient déjà reliées en moins d’une heure par une route nationale.
Les scientifiques continuent de dénoncer des dégâts sur les zones humides, les écosystèmes et les nappes phréatiques, ainsi que l’artificialisation de terres agricoles. Cependant, le projet a maintenu son cours malgré ces critiques.
L’autoroute, initialement prévue pour la fin 2026, reste suspendue jusqu’à ce que les enquêtes pénales concernant des emprises illégales sur près de cinquante hectares soient résolues. Cette étape juridique prolonge encore le délai avant sa réalisation effective.