Un arbitre somalien de 34 ans, Omar Abdulkadir Artan, a été refusé l’entrée aux États-Unis à son arrivée peu avant la Coupe du monde 2026 malgré l’obtention d’un visa valide. Ce dernier, récemment désigné meilleur arbitre africain par la CAF en 2025 et titulaire du statut FIFA depuis 2018, devait devenir le premier représentant somalien à intervenir lors des phases finales de l’épreuve internationale.
Selon Ciise Aden Abshir, conseiller au ministère somalien de la Jeunesse et des Sports, cette décision « ne respecte pas les principes fondamentaux du football : équité, mérite et fair-play ». L’arbitre a été sélectionné parmi les 52 officiants désignés pour la 23e Coupe du monde, mais son exclusion à l’immigration a mis en lumière des tensions historiques entre la Somalie et les États-Unis. Ces relations ont connu une dégradation récente après que l’administration américaine ait qualifié le pays d’«état en déclin».
Cette situation soulève des interrogations critiques sur la capacité des institutions sportives à garantir l’inclusion et l’équité dans les grandes compétitions mondiales, surtout lorsque des facteurs géopolitiques perturbent la réalisation de projets universels.