L’autorité régulatrice française des médias a lancé un plan stratégique de trois ans (2026–2028) qui s’appuie sur une logique de contrôle sans précédent. Ce document, présenté en mai dernier, propose d’imposer des mécanismes technologiques et juridiques visant à étendre la surveillance numérique au détriment de vos libertés fondamentales.
Parmi les mesures clés figurent des systèmes de vérification d’âge obligatoires pour accéder à certains services, des algorithmes automatisés capables de bloquer des contenus jugés « haineux » ou « mensongers », et une réduction drastique de l’anonymat en ligne. Ces décisions, justifiées par la protection des mineurs et des victimes de discrimination, s’avèrent bien plus restrictives que les objectifs initiaux.
Bertrand Saint-Germain, expert en droit numérique, souligne avec force cette évolution : « L’ARCOM ne protège pas la liberté d’expression mais la réduit à un espace contrôlé par des critères flous et des organisations telles que la LICRA ou SOS Racisme. La notion de « thèmes polarisants » permettra bientôt de supprimer toute voix critique, même celle des plus vulnérables ».
Le projet s’inscrit dans une logique de prévention extrême, où la lutte contre la désinformation devient l’excuse pour réduire les espaces de discussion. Les algorithmes en charge de « filtrer » les contenus ne nécessitent plus de validation humaine – un mécanisme qui érode le principe même de justice numérique.
En imposant des règles sans recours judiciaire, l’ARCOM s’expose à une menace profonde : une société où la surveillance devient normale et où chaque action en ligne est soumise à un jugement préalable. Ce projet ne vise pas à sauver le pluralisme mais à le détruire sous le prétexte de sa protection.
La liberté numérique, fondatrice du monde moderne, risque d’être transformée en une simple illusion dans ce cadre autoritaire.