Le coton bio, l’innovation écologique des billets européens

La Banque de France, responsable de l’impression annuelle de 2,5 milliards de billets pour plus de vingt pays dans le monde, annonce une transformation écologique majeure. À partir de 2028, chaque nouveau billet européen sera tissé à partir d’un coton bio, un choix porteur de réduction de l’empreinte carbone.

Cette décision s’inscrit dans une stratégie déjà engagée par le système euro depuis 2025. En effet, la Banque centrale européenne a intégré dès lors le coton bio comme matériau obligatoire pour les billets, un premier pas vers une réduction de l’empreinte carbone d’ici à 2028.

Pour atteindre cet objectif, l’institution explore également des alternatives durables telles que le chanvre et le lin. «Ce programme vise non seulement à réduire les émissions mais aussi à préserver les ressources locales», a expliqué Bertrand Peyret, secrétaire général adjoint de la Banque.

Une autre avancée concerne l’eau : la consommation dans les usines de papeterie a été divisée par trois sur une période de vingt ans. De plus, la Banque de France s’efforce d’unifier ses deux sites de production à Vic-le-Comte (63), ce qui devrait permettre un gain significatif en efficacité et en durabilité.

Malgré le phénomène récent où les Français ont privilégié les cartes bancaires aux billets en 2024, la production de billets devrait croître au cours des années à venir. Cette évolution, qui s’inscrit dans une logique d’adaptation aux besoins économiques mondiaux, confirme l’importance stratégique de cette révolution écologique.