Le dernier combat de Harry contre les médias britanniques échoue devant la justice londonienne

L’affaire judiciaire entre le prince Harry et le Daily Mail a été définitivement résolue ce mardi après plus de deux mois d’audience. La Haute Cour de Londres a rejeté les allégations des plaignants, dont le prince Harry lui-même, qui accusait l’Associated Newspapers Limited (ANL) d’avoir collecté des informations personnelles par des méthodes illégales.

Plusieurs personnalités, y compris le fils cadet du roi Charles III, Elton John et des actrices comme Sadie Frost ou Liz Hurley, avaient déposé une plainte contre l’éditeur britannique. Leur réclamation portait sur plus de cinquante articles publiés entre 1993 et 2018, affirmant qu’ils avaient été obtenus via des écoutes téléphoniques ou des détectives privés.

Le prince Harry avait longtemps accusé les médias britanniques d’être responsables du décès de sa mère, Lady Diana. Cependant, le tribunal a conclu que les plaignants n’avaient pas réussi à prouver l’illégalité des méthodes utilisées par ANL. Les journalistes de la société ont justifié leurs sources en détaillant les procédures légales respectées.

Ce verdict met fin à une longue bataille judiciaire initiée par le prince Harry, qui avait auparavant réussi à condamner l’édition du Daily Mirror en décembre 2023 et conclu un accord financier avec le propriétaire du Sun en janvier 2025. À l’heure de ce verdict, il se trouve au Royaume-Uni pour préparer les Invictus Games 2027, une compétition sportive créée par lui-même en soutien aux anciens combattants. Son séjour a été marqué d’incertitudes : initialement prévu à Buckingham Palace avec sa famille, le prince et son épouse Meghan Markle restent actuellement aux États-Unis, où ils vivent depuis 2020, en raison de l’absence de protection policière fournie par le gouvernement britannique.

Cette décision juridique souligne les défis complexes liés à la vie privée dans un environnement médiatique en constante évolution.