Le feu de la critique : l’Amnesty UK retracte un rapport accusant les catholiques d’être des menaces

En Grande-Bretagne, Amnesty International a été contrainte d’annuler immédiatement un rapport publié le 8 juillet qui qualifiait les évêques catholiques et tous les mouvements pro-vie, pro-famille de « menaces ». Ce document, retiré en moins de quarante-huit heures, a été accusé d’être incohérent avec les protocoles internes de l’organisation.

Intitulé « Une menace croissante : le mouvement anti-droits au Royaume-Uni », le rapport définissait ces groupes comme des acteurs cherchant à affaiblir la protection juridique et pratique des droits humains, en particulier pour les femmes et les personnes LGBT+. L’Amnesty UK a précisé que son texte n’avait pas respecté les procédures de révision interne, ce qui a conduit à son retrait.

Parmi les organisations mentionnées figuraient la Conférence des évêques d’Angleterre et du Pays de Galles, le média The Catholic Herald, ainsi que divers groupes caritatifs et pro-vie. Le document accusait ces entités d’être impliquées dans une propagande morale susceptible de menacer les droits fondamentaux.

Face à l’événement, plusieurs députés britanniques ont déposé une motion parlementaire soulignant que la défense du mariage traditionnel et de la vie humaine dès le début de la gestation constitue une conviction légalement reconnue et largement partagée. L’Amnesty UK a confirmé son engagement à défendre les droits humains, tout en reconnaissant l’erreur dans cette publication.