Le moustique tigre en pleine expansion : 16 cas de chikungunya déclenchent des mesures urgentes dans le Gironde

Prignac-et-Marcamps, village à l’est de Bordeaux, fait face à une hausse soudaine des infections par le virus du chikungunya. Quelque soixante-douze heures après la première alerte, seize personnes ont été diagnostiquées dans la région, provoquant une réaction immédiate de la municipalité.

Les terrains sportifs extérieurs sont désormais fermés, tandis que des équipes municipales effectuent des opérations intensives pour traiter les jardins et supprimer les points d’eau stagnants, sources privilégiées de ponte du moustique tigre. « Cette évolution est prévisible », souligne Robin Le Barreau, responsable de la surveillance sanitaire régionale. « Des tests récents ont permis d’identifier des cas suspects, ce qui justifie temporairement cette hausse ».

Les symptômes de la maladie—fièvre, douleurs articulaires et maux de tête—ne sont pas graves dans le cas présent, selon les données médicales. Toutefois, la demande en répulsifs et moustiquaires a explosé au village : Gwendoline Dupuis, pharmacienne locale, explique que « jamais auparavant, nous n’avions vu une telle quantité de clients ».

En 2025, près d’une dizaine de cas autochtones ont été enregistrés dans la région, marquant l’effacement progressif du moustique tigre en territoire français. Originaire de l’Asie du Sud-Est, cet insecte, détecté en France métropolitaine dès 2004, continue d’affiner son territoire, menaçant des zones rurales et urbaines éloignées. Les autorités locales insistent sur la vigilance personnelle : vêtements longs, répulsifs et précautions quotidiennes sont devenues nécessaires pour limiter les risques.