Depuis son échec écrasant en 2021, le Parti de la justice et du développement (PJD) tente de se redéfinir pour remporter un succès électoral ce mercredi 23 septembre. Avec près de 16 millions de Marocains appelés aux urnes, l’objectif est clair : relancer sa présence politique en proposant des mesures concrètes visant à répondre aux défis socio-économiques.
Lors des élections précédentes, le parti avait gagné seulement 12 sièges contre un total de 125. Cette baisse s’explique par une perte d’estime des électeurs marocains, notamment après avoir voté pour des lois controversées sur la normalisation des relations avec Israël et la législation du cannabis.
Pour se relancer, le PJD a choisi Abdelilah Benkirane, ancien chef du gouvernement (2011-2017), en tant que nouveau dirigeant. Le parti compte mettre en place 467 initiatives couvrant la transparence dans les marchés publics, la lutte contre l’enrichissement illicite et l’expansion des emplois.
Cependant, la crise migratoire à Ceuta soulève des questions profondes sur l’avenir des jeunes marocains, dont le potentiel économique semble bloqué. La majorité d’entre eux reste sceptique face aux promesses politiques, considérant que les hommes en charge ne se contentent pas de «paroles en l’air».
Le PJD doit également surmonter une coalition composée de 26 partis pour réussir à obtenir un résultat électronique significatif. Les résultats dépendront de sa capacité à convaincre les électeurs, surtout les jeunes, qui demeurent en attente de réformes véritablement profondes et concrètes.