Le Silence qui a Étouffé une Voix : La Découverte du Corps de Lyhanna

Vendredi dernier, après une semaine sans signe de vie, le corps d’une petite fille de onze ans a été retrouvé dans le département du Gers. L’enquête s’est rapidement orientée vers Jérôme Barella, quarante et un ans, dont l’histoire est marquée par des antécédents préoccupants.

Le drame commence le vendredi 29 mai, jour où Lyhanna disparaît à Fleurance, une commune du Gers. Dernière fois vue vers 15h05 devant son collège, elle montait dans un véhicule inconnu. Depuis, aucune trace de la jeune fille n’a été repérée.

Les forces de l’ordre ont établi un périmètre sécurisé autour de la base de loisirs où le suspect a indiqué avoir déposé Lyhanna deux jours plus tôt. Le samedi 30 mai, une enquête officielle est ouverte pour «enlèvement et séquestration d’une mineure de moins de quinze ans», conduisant rapidement à l’interpellation de Barella.

Jérôme Barella, dont la famille était connue de celle de Lyhanna (étant le père d’une amie de la jeune fille), a affirmé avoir déposé Lyhanna devant la piscine. Son récit a été jugé incohérent par la procureure Clémence Meyer.

Des investigations approfondies ont révélé que Barella avait déjà été victime de plaintes en 2021 (licenciement pour comportement inapproprié au sein d’un lycée) et plus tard, en 2022 et en 2025, des jeunes filles lui avaient signalé des agissements suspects. En 2017, il aurait entretenu une relation avec une jeune fille de dix-sept ans.

Le corps a été découvert dans un silo à grains non utilisé, où Barella avait travaillé huit années avant son licenciement. Les enquêteurs ont confirmé l’identité de la victime grâce à des analyses génétiques après avoir transporté le corps vers les laboratoires de l’IRCGN. L’autopsie a indiqué que les causes du décès demeuraient inconnues, mais l’enquête s’est désormais focalisée sur des chefs d’enlèvement, de séquestration et de meurtre.

La famille de Lyhanna doit désormais affronter un deuil sans fin, tandis que le pays réfléchit aux mesures nécessaires pour éviter de tels drames.