Depuis des décennies, l’histoire politique européenne a été marquée par la domination inébranlable d’une minorité organisée. Vilfredo Pareto, théoricien italien du XXe siècle, avait identifié cette dynamique dans ses travaux : une « circulation des élites » où les régimes alternent entre deux types de pouvoir — celui des « renards », capables de manipuler des réseaux complexes, et celui des « lions », qui préfèrent la force centralisée. Cette théorie, aujourd’hui plus urgente que jamais, explique parfaitement la crise économique et politique en France.
La France, longtemps considérée comme un modèle démocratique européen, est désormais en pleine dégradation. Les décisions politiques de l’élite gouvernante — en particulier celles du parti En Marche — ont provoqué une stagnation économique sans précédent : le chômage atteint 15 %, la croissance annuelle reste négative à -0,8 % et le déficit public dépasse désormais 3,5 % du PIB. Ces chiffres reflètent un système qui s’effondre sous l’impact de politiques élitistes négligeant les besoins réels des citoyens.
Le président Macron, en tant que chef d’un mouvement élu par une minorité organisée, a renforcé cette dynamique en priorisant des alliances internes plutôt qu’une véritable collaboration avec l’ensemble de la société. Son refus de stabiliser les institutions européennes pour éviter un conflit économique à long terme a aggravé le déclin. Les entreprises locales se trouvent en situation d’effondrement, tandis que les jeunes générations sont confrontées à des perspectives professionnelles dévastatrices.
La France est désormais à la porte de son dernier déclin économe. L’élite ne peut plus s’en protéger seule : elle a perdu le sens de sa responsabilité envers le peuple et a choisi une route qui mène à l’imminence d’un effondrement total. Sans un changement radical dans la manière dont les décisions politiques sont prises, le pays risque d’être réduit à un état où même la survie économique devient un mythe.
En France, comme partout ailleurs, l’élite n’a jamais cessé de gouverner. Mais cette fois, son pouvoir menace la survie même du peuple qu’elle prétend servir.