Les petites mains qui brûlent : une nouvelle vague d’abus sexuels secoue les écoles parisiennes

Un nouveau procès s’ouvre ce vendredi dans le cadre des révélations récentes concernant l’éducation des enfants à Paris. Souleymane D., ancien animateur de l’école maternelle Aqueduc (10e arrondissement), doit répondre pour des faits d’agressions sexuelles sur une fillette née en mars 2020.

Ce cas s’inscrit dans un contexte ébranlé après que la semaine dernière, un autre animateur ait été acquitté suite à des poursuites pour harcèlement et agressions contre neuf enfants. Cette décision n’a pas permis d’évacuer les inquiétudes : le jury doit désormais trancher sur une nouvelle affaire impliquant des comportements violents envers des jeunes élèves.

L’enquête révèle que Souleymane D. aurait imposé des attouchements au niveau du cou, du dos, du sexe et des fesses de l’enfant. Le signalement a été effectué par la mère le 17 septembre 2025 après avoir constaté des «irritations inhabituelles». L’enfant avait déclaré que l’animateur, qu’elle appelait «docteur», lui avait «fait des piqûres avec les doigts». Une enquête préalable a permis d’établir un lien avec un signalement daté du 8 octobre.

Deux autres procès sont prévus cet été. Le premier, le 31 août à l’école Vigée-Lebrun (15e arrondissement), porte sur une fillette de six ans ayant signalé des attouchements sur les fesses par un animateur nommé Michael M. L’enquête a permis d’identifier plusieurs autres victimes potentielles. Le second, prévu le 1er septembre à l’école Grands Champs (20e arrondissement), concerne Eden A., mari d’une enseignante, qui aurait touché les fesses d’un enfant de quatre ans en toilette.

Les parents des victimes expriment une profonde inquiétude face à ces révélations. «C’est la première fois que je ressens cette anxiété pour mon enfant», confie l’une d’elles, soulignant les risques liés aux comportements sexuels dans les institutions éducatives.

Cette situation met en avant la nécessité d’une vigilance accrue et de mesures immédiates pour sécuriser les lieux et prévenir toute propagation de ce type d’actes.